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Chapitre 8 - Exercices
Article mis en ligne le 20 mars 2020

par F. Touihrat

Les exercices 1 à 8 ont été corrigés en classe.

 Exercice 9 - La double innervation cardiaque

1.
1. Bulbe rachidien
2. Centre bulbaire parasympathique
3. Moelle épinière
4. Centre médullaire sympathique
5. Chaîne ganglionnaire
6. Ganglion latéral
7. Cœur (myocarde)
8. Nœud sinusal
9. Barorécepteurs aortiques
10. Barorécepteurs sinusaux

a. Nerf de Héring
b. Nerf de Cyon
c. Nerf cardiaque parasympathique / Nerf vague / nerf X
d. Nerf cardiaque sympathique

2. et 3. On voit que la stimulation du nerf d provoque une tachycardie, on en déduit donc que le nerf d est cardiostimulant.
On voit que la stimulation du nerf c provoque une bradycardie, on en déduit donc que le nerf c est cardiomodérateur.

Rappel pour les expériences de section : cela permet de voir ce qui se passe quand le nerf ne transmet plus de message, et donc d’en déduire son rôle quand il transmet un message.

Pour les nerfs c et d, on voit que quand on sectionne les deux, le rythme cardiaque augmente, c’est donc qu’en temps normal, la cardiomodération est plus forte que la cardiostimulation. L’influence du nerf d (parasympathique) est donc plus forte que celle du nerf c (sympathique).

Analogie : imaginez que sur votre voiture, l’accélérateur et le frein lâchent en même temps, et que vous constatez que la voiture accélère. Vous pouvez en déduire que si les deux fonctionnaient, ce serait le frein qui l’emporterait.

 Exercice 10 - Conséquences d’une hémorragie

Il faut ici vous appuyer sur le tableau de données pour expliquer le fonctionnement de l’arc réflexe cardiaque dans le cas d’une hémorragie.

Une difficulté peut venir de la quantité de données, car elles apportent des informations différentes et complémentaires.

Premièrement, si on s’intéresse au débit cardiaque, on voit qu’à T1, il est est inférieur à la normale, ce qui est logique puisqu’une partie du sang a été perdue lors de l’hémorragie.
On voit ensuite qu’à T2, le débit cardiaque est remonté et se rapproche de la valeur normale.

Les données disponibles dans cet exercice ne permettent pas de conclure sur l’’intervention de l’arc réflexe cardiaque et la régulation nerveuse. On sait néanmoins qu’en cas d’hypotension (consécutive à la baisse du débit cardiaque), le cœur est stimulé par le système nerveux sympathique, ce qui fait augmenter le débit cardiaque et donc la pression sanguine.

Une question se pose alors : si une partie du sang a été perdue lors de l’hémorragie, comment le débit cardiaque peut-il augmenter ?

On regarde pour cela les données concernant les reins, l’encéphale et la peau. On constate à T1 une baisse des débits, ce qui est toujours logique.
Mais, à T2, alors que le débit sanguin dans l’encéphale augmente et est presque égal à sa valeur normale, on voit que le débit sanguin dans les reins et la peau continue de diminuer.

On peut émettre l’hypothèse qu’il existe des régulations locales au niveau du système vasculaire lui-même [1]. Ces régulations permettent d’orienter le flux sanguin préférentiellement vers certains organes. En l’occurrence, l’encéphale est « protégé » en recevant la quantité de sang dont il a besoin. Cela est possible car le système de régulations locales diminue le flux sanguin dans les organes non vitaux à court terme : ici, les reins et la peau.

En conclusion, la régulation du débit sanguin fait intervenir le cœur mais aussi l’ensemble du système vasculaire. C’est ce à quoi on va s’intéresser dans le chapitre 9.