Chapitre 9 - Activités
Article mis en ligne le 25 avril 2019
dernière modification le 31 mars 2017

par F. Touihrat

 l 1 p. 158

  • 1. Bouche
  • 2. Langue
  • 3. Glandes salivaires sub-linguales
  • 4. Glandes salivaires sous-maxillaires
  • 5. Épiglotte
  • 6. Diaphragme
  • 7. Foie
  • 8. Vésicule biliaire
  • 9. Duodénum
  • 10. Côlon ascendant
  • 11. Appendice
  • 12. Iléon
  • 13. Glande salivaire parotide
  • 14. Pharynx
  • 15. Œsophage
  • 16. Estomac
  • 17. Pancréas
  • 18. Côlon transverse
  • 19. Jéjunum
  • 20. Côlon descendant
  • 21. Côlon sigmoïde
  • 22. Rectum
  • 23. Anus

 Unité 19 - Exploration du tube digestif par fibroscopie

Activité 1 - La coloscopie comme outil de diagnostic

1. Maladie de Crohn

2.

Qui ? Femme de 18 ans
Quoi ? Diarrhées, douleurs abdominales, perte de poids
Où ? Iléon, côlon, anus
Quand ? 18 ans
Comment ? Coloscopie
Pourquoi ? Le tabagisme contribue a fragiliser le système immunitaire, or la maladie de Crohn est une maladie du système immunitaire

Activité 2 - La fibroscopie, une technique appliquée à l’exploration du tube digestif

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Activité 3 - Comment fonctionne un fibroscope ?

1. Principe : le fibroscopie est une technique examen médicale qui utilise un appareil, appelé fibroscope, constitué d’un tube souple contenant deux faisceaux de fibres optiques : un pour apporter de la lumière, un pour récupérer une image. Le tube fibroscopique est introduit par un orifice naturel et est poussé dans le tube digestif du patient.

Intérêts : Visualisation directe, permet de faire de la microchirurgie en faisant passer les instruments par le tube.

2. Une source de lumière, une caméra, un tube souple contenant les fibres optiques, éventuellement des instruments, une manette de contrôle

3. Avantages par rapport à la radiographie : observation en direct (image vidéo) permettant d’apprécier la texture, la couleur, etc. de la muqueuse. Possibilité de faire de la microchirurgie en même temps. Peut être répété (pas de nocivité liée aux rayons X).

Activité 4 - Quels sont les intérêts et les risques d’une fibroscopie digestive ?

2. A : coloscopie normale.
B : on peut voir la présence d’une excroissance charnue dont l’aspect diffère radicalement du reste de la muqueuse : il s’agit d’un polype.

3. La coloscopie permet de poser un diagnostic précoce, avant que le polype ne dégénère en cancer, et d’en pratiquer l’exérèse facilement.

4. Risques : perforation, hémorragie, infection nosocomiale.

5.
1re proposition : FAUX —> Durant les 3 jours précédant une coloscopie, il faut suivre un régime pauvre en fibres.
2e proposition : VRAI.
3e proposition : VRAI et FAUX : il vaut mieux éviter à cause des risques d’hémorragie, mais s’il s’agit d’un traitement vital pour le patient, il ne faut pas l’interrompre.


 Unité 20 - Anatomie et histologie du tube digestif

Corrigée en classe.


 Unité 21 - La digestion I : simplification d’aliments en nutriments

Corrigée en classe


 Unité 22 - La digestion II : devenir d’un repas dans le tube digestif

Activité 1 - Compartimentation de l’appareil digestif

1. Les différentes cloches de Cloaca correspondent aux différents organes du tube digestif chez l’Homme.

2. Les enzymes, qui ont pour rôle de simplifier/dégrader les macromolécules des aliments en nutriments.

3. Différents compartiments (cloches ou organes) permettent d’avoir différents pH, ce qui permet à différentes enzymes de fonctionner.

4. 37,2°C est la température interne du corps humain.

5.

Bouche
Œsophage
Bol alimentaire
Estomac Chyme
Intestin grêle Chyle
Côlon
Rectum
Fécès

6. Si le trajet ne se fait pas dans le sens unique normal, la digestion ne peut se réaliser correctement. En particulier, si les aliments ressortent par la bouche, il s’agit de vomissements.

Activité 2 - La progression des aliments (d’un compartiment à l’autre)

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2. En premier B, puis A ( voir schéma ci-dessus). Le péristaltisme est à sens unique. C’est lui qui permet/force le trajet à sens unique du contenu du tube digestif.

3. La musculeuse est constituée de fibres musculaires lisses (cf. histologie) à commande autonome. Le péristaltisme est un phénomène qui ne nécessite pas l’action de la volonté.

Activité 3 - La digestion au niveau de la bouche

1.

En rose Incisives Couper
En orange Canines Déchirer
En bleu Prémolaires Broyer
En violet Molaire

2. La mastication permet d’une part de broyer les aliments, d’autre part de les mélanger à la salive, ce qui forme le bol alimentaire.

3. Les expériences 1 et 2 sont des expériences témoins :

  • Expérience 1 : rappel du principe du test à l’eau iodée : le test à l’eau iodée permet la mise en évidence de l’amidon (par une coloration bleu-nuit)
  • Expérience 2 : permet de vérifier que la salive ne fait pas réagir les tests (condition indispensable sinon, on ne pourra pas interpréter les expériences)

4. On voit que le test à l’eau iodée est négatif, et que le test à la liqueur de Fehling est positif.
Or on sait que le test à l’eau iodée permet la mise en évidence de l’amidon et que le test à la liqueur de Fehling permet la mise en évidence des glucides réducteurs.
Donc, on en déduit que l’amidon a disparu et que des glucides réducteurs sont apparus.
Conclusion : l’amidon a été dégradé en glucides réducteurs par l’action de la salive.

5. Le document 5 précise « D’autres expériences montrent que les protides ne sont pas dégradés par la salive, mais que les lipides le sont. »
On en déduit qu’il n’y a pas de protéases dans la salive, mais qu’il y a bien des lipases.

6. La température de 35°C correspond à la température de la bouche, qui est inférieure de 2°C à la température interne du corps humain.

7. À la question 4, on a mis en évidence le fait que l’amylase était active à pH neutre.
Pour les expériences 4 et 5, on voit que le test à l’eau iodée est positif, et que le test à la liqueur de Fehling est négatif.
Or, on sait que le test à l’eau iodée permet de mettre en évidence l’amidon, et que le test à la liqueur de Fehling permet la mise en évidence des glucides réducteurs.
Donc, on en déduit que pour ces expériences, l’amidon n’a pas été dégradé en glucides réducteurs.
Conclusion : l’amylase n’est active ni à pH acide, ni à pH basique.

8. Une mastication longue permet de bien mélanger les aliments avec la salive, et donc de permettre aux enzymes salivaires d’agir.

9. Un transit de quelques secondes dans la bouche correspond au fonctionnement normal.
Le test à l’eau iodée positif indique qu’il reste de l’amidon dans le bol alimentaire lorsqu’on l’avale. Cela signifie que les amylases salivaires n’ont pas totalement dégradé l’amidon.
La digestion de l’amidon sera terminée par les amylases pancréatiques.

Activité 4 - La digestion au niveau de l’estomac

1.

  1. Œsophage
  2. Cardia
  3. Estomac
  4. Pylore
  5. Duodénum

2. Les sphincters permettent de fermer hermétiquement l’estomac, et donc que son contenu n’en sorte pas pendant le malaxage.

3. Si le cardia ne ferme pas correctement l’entrée de l’estomac, il peut y avoir remontée du contenu acide de l’estomac dans l’œsophage. C’est le RGO : reflux gastro-œsophagien.

4. On trouve dans le suc gastrique des protéases qui hydrolyses les protéines, et des lipases, qui hydrolyse les lipides.

5. La pepsine est active pour des pH acides (autour de 2).

6. L’aspect blanchâtre du tube 1 est dû à la présence d’albumine coagulée. Le contenu du tube2 est redevenu limpide. On en déduit que l’albumine a disparu : elle a été digérée par la pepsine.

7. Le tube n° 2 est le seul pour lequel l’enzyme a fonctionné (c’est le seul donc le contenu est redevenu limpide).

8. Le tube 1 est un tube témoin. Le tube 3 ne contient pas de pepsine.
La comparaison des tubes 2, 4 et 5 permet de voir que le contenu n’est redevenu limpide que pour un pH de 2 (ni à pH 7, ni à pH 10). Or on sait que le contenu limpide indique que l’enzyme a fonctionné. On en déduit que le pH optimal pour la pepsine est 2.

9. Pour pouvoir conclure sur l’influence de la température sur l’action de la pepsine, il faut comparer des expériences entre lesquelles seule la température change. C’est le cas des expériences 2, 6 et 7.

Activité 5 - La digestion au niveau de l’intestin

1. La bile (sécrétée par le foie et stockée par la vésicule biliaire) et les sucs pancréatiques sont libérés dans le duodénum, au niveau de l’ampoule de Vater, où se rejoignent le canal cholédoque et le canal pancréatique.

2. La bile facilite la digestion des lipides par son pouvoir émulsifiant (Unité 21, Activité 6). La présence de lithiase biliaire qui bouche le canal cystique empêche la vésicule de stocker la bile.
Il ne peut donc y avoir libération d’une quantité importante de bile au moment du repas. Les lipides ne sont pas correctement émulsionnés, ce qui ne facilite donc pas leur digestion.
Dans le cas d’un repas particulièrement riche en lipides, une partie d’entre eux ne sera pas digérée et sera donc retrouvée dans les selles (stéatorrhée).

3. Puisque l’absence de pancréas entraîne une augmentation de protéines et de lipides dans les selles, on en déduit que, normalement, le pancréas permet la digestion des protéines et des lipides. Les sucs pancréatiques contiennent donc des protéases et des lipases.
Puisque le suc pancréatique permet la digestion de l’amidon, on en déduit qu’il contient de l’amylase.

4. Les ecto-enzymes accrochées à la muqueuse de l’intestin grêle sont (pour les glucides) des lactases et des maltases, c’est-à-dire des enzymes capables d’hydrolyser les diholosides que sont le lactose et le maltose.
Elles interviennent après l’amylase, qui a simplifié l’amidon en maltose par exemple.



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