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Chapitre 8 - Activités Unité 18
Article mis en ligne le 14 mars 2019
dernière modification le 4 février 2019

par F. Touihrat
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 c 1 p. 137 - Diversité des types et des causes de carences nutritionnelles

1. D’après le document 1 et la figure 1, les marins ne manquaient pas de nourriture, ni d’eau. Le scorbut n’est donc pas dû à une carence globale. En revanche, l’apport d’un aliment en particulier (les agrumes) permettait de l’éviter. Le scorbut est donc dû à une carence spécifique en un nutriment apporté notamment par les agrumes.

2. Une famine ou une grève de la faim provoquent une carence globale.

3.
Scorbut : involontaire par ignorance
Famine : involontaire par nécessité
Grève de la faim : volontaire

 c 2 p. 138 - L’anorexie mentale et ses conséquences

1. La courbe est nettement décroissance pendant les 36 premiers mois puis croissante (avec un épisode de rechute).

2. Le poids de cette jeune femme reste sous le poids initial de 57 kg pendant 60 mois, soit 5 ans.

 c 3 p. 138 - Population touchée par l’anorexie mentale

Les principales population touchées par l’anorexie mentale sont jeunes filles entre 12 et 18, puis secondairement au-delà de 18 ans.

 c 4 p. 139 - Diagnostic de l’anorexie mentale

1. IMC = 22
À 15 ans, cette jeune fille n’était pas en état d’anorexie.

2. Pour répondre à cette question, il faut résoudre l’inéquation suivante :

$IMC < 17{,}5$ (en kg.m-²)
$\iff \frac{poids}{taille^{2}} < 17{,}5$
$\iff poids < 17{,}5 \times taille^{2}$

Application numérique
$poids < 45 \ kg$

D’après la courbe de la figure 4, cela correspond essentiellement à la période 10 à 44 mois, avec une rechute entre 48 et 52 mois, soit approximativement entre 15 ans et demi et 19 ans et demi.

3. L’anorexie mentale fait intervenir, entre autre, la peur de prendre du poids. Un épisode de boulimie simple étant de fait une hyperphagie ne peut, pour la personne anorexique, être accepté tel quel. Il est donc souvent suivi de vomissements provoqués afin de ne pas digérer les aliments ingérés.

4. L’anorexie mentale est un trouble du comportement alimentaire, qui touche essentiellement les filles de moins de 18 ans et entraîne une carence alimentaire stricte et volontaire pendant plusieurs mois, voire plusieurs années.

5. Le terme anorexie ne fait appel qu’à la notion de diminution (importante) de la prise alimentaire. Il néglige l’aspect psychologique de cette pathologie.

C’est d’ailleurs pour cela que l’on distingue désormais l’anorexie mentale, évoquée dans cette activité, des anorexies vraies (ou physiologiques) qui ont d’autres origines non psychologiques.

6. Si l’on s’en tient à l’étymologie de l’apepsie hystérique, cela devrait désigner une pathologie exclusivement féminine, et caractérisée par l’absence de sécrétion des sucs gastriques.

Or, d’une part l’anorexie mentale peut toucher les hommes, d’autre part elle ne trouve pas son origine dans un dysfonctionnement physiologique de la digestion. Il a donc été judicieux de changer de nom.

 c 5 p. 140 - Évolution de la maladie et traitements

1. Une fois le diagnostic d’anorexie posé (vers 16 ans), la jeune fille a probablement rejoint un service pédiatrique ou psychiatrique, ce qui expliquerait la baisse de la perte de poids. Mais, à son poids le plus bas (30 kg) entre 17 et 18 ans, la patiente avait un IMC de 12 kg.m-². Elle a probablement reçu des soins de renutrition qui expliqueraient la reprise de poids rapide l’année suivante. Après une légère rechute, le poids de la patiente a continué à augmenter, et semble se stabiliser en fin de période. Elle peut vraisemblablement bénéficier maintenant d’une hospitalisation de jour, éventuellement complétée par une prise en charge familiale.

2. L’anorexie mentale entrainant un refus de s’alimenter, l’utilisation de sondes gastriques, qui s’apparente à une alimentation forcée, peut être traumatisante pour la personne traitée. De plus, dans les cas graves d’anorexie, le système digestif n’est plus pleinement fonctionnel. Pour ces deux raisons, il est préférable de recourir à des perfusions qui permettent de nourrir la personne sans solliciter ni l’ingestion d’aliments, ni le fonctionnement du système digestif. Cette solution est provisoire, le temps pour la personne de reprendre des forces, et d’accepter l’idée de s’alimenter à nouveau. Il est alors possible de commencer la rééducation du système digestif.

 c 6 p. 140 - Marasme

1. La caractéristique physique évidente est l’extrême maigreur de l’enfant présenté sur la photo. Il a littéralement « la peau sur les os ». Le terme marasme vient d’un mot grec qui signifie dessèchement.

2. Cette caractéristique est due à une sous-alimentation importante qui ne permet pas une croissance normale.

3. Les apports alimentaires doivent être adaptés à l’enfant. Le peser permet de calculer ses besoins (en utilisant une version adaptée de l’IMC par exemple).

4. Une famine provoque une carence globale.

5. La sous-alimentation peut être sévère et mettre la personne en danger de mort. C’est le cas du marasme. Cette maladie apparaît lors de famines. Les personnes atteintes présentent une extrême maigreur et, parfois, une décoloration de la peau et des cheveux. Elles manquent des différents éléments énergétiques apportés par la nourriture : protéine, glucides et lipides. C’est une carence globale.

 c 7 p. 141 - Le kwashiorkor

1. Le signe clinique typique du kwashiorkor, et le distingue nettement du marasme, et l’apparent embonpoint des personnes atteintes : elles sont le ventre, et parfois le visage, gonflé.

2. Un embonpoint résulte de l’accumulation de graisse dans l’organisme. Dans le cas du kwashiorkor, c’est de l’eau qui s’accumule sous la forme d’œdèmes.

3. Chez de nombreuses personnes atteintes de kwashiorkor, l’apport énergétique de la ration alimentaire est (relativement) suffisant. La nourriture n’apporte pas un type d’élément : il s’agit d’une carence spécifique.

4. À la différence du maïs, le lait maternel contient de la lysine et du tryptophane.

5. D’après le document 5, une alimentation à base de maïs provoque un ralentissement de la croissance. Or, l’apport de lysine et de tryptophane (absents du maïs) permet de lever ce dysfonctionnement. On peut donc penser que le kwashiorkor est dû spécifiquement à une carence en lysine et tryptophane qui apparaît au moment du sevrage.

6. La lysine et le tryptophane sont des acides aminés. Ils sont normalement apportés par les protéines de l’alimentation. On peut donc dire que le kwashiorkor est une carence spécifique en protéines.

7. Un traitement possible du kwashiorkor et l’apport en complément de lysine et de tryptophane dans l’alimentation par ailleurs relativement suffisante.

 c 8 p. 142 - Exemple d’avitaminose : la pellagre

1. La maladie est apparue en Europe en même temps que la consommation du maïs. On pouvait donc penser que la pellagre était due à un micro-organisme alors inexistant en Europe, et introduit par le maïs.
Cependant, certaines civilisations ayant utilisé le maïs comme culture principale n’ayant pas connu la pellagre, l’hypothèse du micro-organisme est peu vraisemblable.

2. Les arguments en faveur d’une carence sont

  • document 6
    • la pellagre concerne essentiellement les pays d’Afrique subsaharienne, où l’on sait que des famines sont fréquentes
    • dans les pays développés, les quelques cas existants concernent des personnes souffrant d’alcoolisme chronique, probablement malnutries
  • figure 13
    • aux États-Unis, les population afro-américaines étaient nettement plus touchées que les populations blanches, et cet écart tend à se réduire au fil du temps, or l’on sait que les niveaux de vie de ces populations n’étaient pas les mêmes
    • les femmes sont plus touchées que les hommes : voir figure 14
  • figure 14 : pendant la même période que celle étudiée par la figure 13,
    • les femmes sont plus touchées que les hommes, en particulier entre l’adolescence et la ménopause. En effet, les femmes sont plus sensibles aux carences à cause des règles et de la grossesse qui augmentent les besoins de l’organisme
    • les personnes âgées sont beaucoup plus touchées que les autres

3.Expérience 1 : la pellagre est due à une carence alimentaire
Expérience 2 : la pellagre n’est pas une maladie contagieuse
Expérience 3 : la levure contient la molécule manquante

4.
La pellagre est une maladie due à l’absence d’une molécule qui est contenue dans la nourriture. Cette molécule, appelée niacine, est nécessaire en faible quantité au bon fonctionnement de l’organisme et doit être apportée par l’alimentation : c’est une vitamine. L’absence de cette molécule provoque une carence spécifique.

5. a/vitamin(ose) : la pellagre est une pathologie causée par l’absence d’une vitamine.

6. La niacine est une vitamine. Elle est présente dans le maïs mais ne peut pas être absorbée / assimilée par l’organisme. Les populations qui utilisent le maïs comme source principale d’alimentation ont donc un manque dans un certain type d’aliment : une carence. Cependant, certaines techniques de préparation du maïs permettent de libérer la niacine du maïs. La population ne développe pas la pellagre.

7. La niacine est solubilisée par l’eau de cuisson : elle sort de l’aliment et se retrouve dans l’eau.

8. D’une façon générale, les vitamines hydrosolubles sont éliminées des aliments par une cuisson à l’eau. Il vaut mieux privilégier la cuisson à la vapeur afin de conserver les vitamines dans les aliments.

9. Quand l’absorption intestinale est perturbée (par l’alcoolisme), la niacine ne peut pas être absorbée correctement. Il y a donc une carence par malabsorption, même si la vitamine est présente dans l’alimentation.

10. LA FAO recommande des méthodes qui permettraient d’apporter la niacine manquante (ou manquante sous une forme assimilable). Ainsi, une plus grande diversité alimentaire permettrait d’avoir d’autres sources de niacine que le maïs. Les programmes d’éducation permettraient d’apprendre aux populations touchées à diversifier leur alimentation, ou bien à préparer le maïs de façon à rendre la niacine assimilable, comme le faisaient les Aztèques.


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